L'atelier · avant la musique
Ici, je vous montre une chanson avant qu'elle n'existe vraiment : les mots sont écrits, la mélodie est encore à venir. Quand elle sera prête, c'est ici que vous pourrez l'écouter en premier.
Pourquoi ce texte
Notre société pense trouver le bonheur dans la possession matérielle. En fait, il n'en est rien : c'est un leurre.
Le vrai bonheur, on le vit dans ses rêves, ceux qu'on réalise, ou pas. Il ne coûte rien : juste la liberté d'y penser.
— WalterLa musique que j'imagine
Les paroles, et ce qu'elles veulent dire
Couplet 1
Il y avait un enfant Qui courait pieds nus dans le vent Un bâton faisait une épée Un carton, un monde entier Puis l'enfant a pris de l'âge Il a rangé ses voyages Le compte en banque s'est rempli Mais son âme s'est endormie
Tout commence par l'enfance : des pieds nus dans le vent, un bâton qui devient une épée, un carton qui devient un monde entier. L'enfant n'a rien, et pourtant il a tout. Puis il grandit, il range ses voyages imaginaires et il réussit : le compte en banque se remplit. Mais pendant qu'il accumule, quelque chose en lui s'endort.
Refrain
Le rêve ne s'achète pas Il se vit au creux du pas Il se cueille au bord du jour Comme un mot, comme un détour Le matériel n'est qu'un mirage Un beau décor, une cage Mais la liberté de penser Nul n'a jamais pu l'acheter
C'est le cœur de la chanson. Notre société nous fait croire que le bonheur se trouve dans ce que l'on possède : c'est un leurre. Le rêve, lui, ne coûte rien. Il se vit à chaque pas, il se cueille au détour d'un instant. Le matériel n'est qu'un beau décor, parfois une cage. Ce que personne n'a jamais pu acheter, ni nous prendre, c'est la liberté de penser.
Couplet 2
On remplit de belles armoires Pour combler le vide du soir Chaque objet promet la joie Qui s'éteint au bout des doigts Pourtant l'enfant n'est pas loin Il attend au coin du chemin Il suffit d'ouvrir la porte De ce royaume qu'on emporte
On remplit nos armoires pour combler un vide. Chaque objet promet la joie, mais elle s'éteint dès qu'on le tient entre ses doigts. Pourtant, l'enfant que nous étions n'est jamais très loin : il nous attend au coin du chemin. Il suffit d'ouvrir la porte de ce royaume intérieur, le seul que l'on emporte partout avec soi.
Refrain
Le rêve ne s'achète pas Il se vit au creux du pas Il se cueille au bord du jour Comme un mot, comme un détour Le matériel n'est qu'un mirage Un beau décor, une cage Mais la liberté de penser Nul n'a jamais pu l'acheter
Le refrain revient, comme une évidence qu'on a besoin de se redire.
Pont
♪ plus doux, puis la musique monte peu à peu
Se perdre au fond de ses pensées Ce n'est pas fuir la réalité C'est s'offrir un ciel infini Où la vie n'a pas de prix Sans limite et sans frontière Retrouver cette lumière Que personne, jamais, nulle part Ne pourra prendre à nos regards
Se perdre dans ses pensées, ce n'est pas fuir la réalité : c'est s'offrir un ciel sans limite, où la vie n'a pas de prix. Nos rêves, qu'on les réalise ou non, nous appartiennent. Ils allument en nous une lumière que personne, jamais, ne pourra nous retirer.
Solo de guitare
♪ une guitare électrique mélodique
Ici, les mots se taisent et laissent la guitare prendre le relais : un moment pour rêver, justement.
Refrain final
♪ tout le groupe, avec émotion
Le rêve ne s'achète pas Il se vit au creux du pas Il se cueille au bord du jour Comme un mot, comme un détour Le matériel n'est qu'un mirage Un beau décor, une cage Mais la liberté de penser Nul n'a jamais pu l'acheter
Le refrain revient une dernière fois, porté par tous les instruments, comme une certitude enfin assumée.
Fin
♪ guitare acoustique seule, voix murmurée
Un bâton, un carton, le vent… L'enfant est là, au présent. Le rêve est là.
Pour finir, on revient aux images du début : un bâton, un carton, le vent. L'enfant n'a pas disparu, il est là, au présent. Et le rêve aussi.
En attente de sa mélodie…
Ce texte vous parle ? Dites-moi ce qu'il vous inspire, ou quelle musique vous entendez déjà en le lisant.