La Lampe et le Phare Walter Bridenne

Chansons engagées

Mes combats en chansons

quand une colère devient une chanson
J'ai toujours combattu et détesté l'injustice. Mais c'est cette injustice qui, de plus en plus, dirige notre monde.— Walter

Certaines chansons naissent d'une injustice qu'on ne peut plus taire. Celles-ci donnent une voix à ceux que l'on oublie trop souvent.

Les soignantes et le manque de moyens à l'hôpital

Les oubliées du livre blanc

Les promesses faites aux soignants le temps d'une campagne, puis l'oubli qui suit. Un hommage à celles qui, depuis toujours, portent le soin à bout de bras, applaudies un jour, lâchées le lendemain.

Elles sont les sentinelles, les piliers de l'humain
Celles que l'on applaudit… pour mieux leur lâcher la main.

Pourquoi je l'ai écrite

J'ai écrit cette chanson parce que, quand ma femme était infirmière, j'ai vu sa détresse face à la souffrance du personnel soignant et au manque de moyens dont il dispose.

Les promesses reviennent à chaque élection, mais la situation stagne. Cette chanson est pour elles, les sentinelles, les piliers de l'humain.

— Walter
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Couplet 1

C'est le temps des estrades, des sourires en papier Où l'on vient vous promettre un destin régulier Ils arrivent en costume, le verbe haut et fleuri Vantant votre courage au milieu des débris. On vous parle de moyens, de lits et de renforts Tant qu'ils cherchent la voix qui fera pencher le sort.

Refrain

Mais dès que le trône est occupé, le rideau tombe sur la scène Les serments de la veille deviennent de vieilles rengaines. Ils repartent vers les dorures, vers les chiffres et les salons Et vous laissent, l'âme à nu, au milieu des tourbillons. Elles retournent au charbon, le cœur serré, le pas pesant Portant le monde à bout de bras, depuis déjà cent ans.

Couplet 2

Leur chevet à eux dure le temps d'une photo Un quart d'heure de visite, un regard sur le lot Ils ne voient pas les cernes, la fatigue qui s'installe Ni le manque de pansements dans le creux de l'hôpital. Une fois le vote acquis, l'urgence change de camp Leur mémoire s'efface au profit du bilan.

Pont

C'est un cycle immuable, une valse de mépris Où l'on soigne les budgets avant de soigner les cris. Elles sont les sentinelles, les piliers de l'humain Celles que l'on applaudit… pour mieux leur lâcher la main.

Refrain

Mais dès que le trône est occupé, le rideau tombe sur la scène Les serments de la veille deviennent de vieilles rengaines. Ils repartent vers les dorures, vers les chiffres et les salons Et vous laissent, l'âme à nu, au milieu des tourbillons. Elles retournent au charbon, le cœur serré, le pas pesant Portant le monde à bout de bras, depuis déjà cent ans.

Fin

Oubliées des puissants, mais reines de ce monde. Toujours prêtes à l'ouvrage.

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Le soutien aux agriculteurs

Le chant des terres oubliées

Des plaines de la Beauce aux vallons d'Auvergne, le cri de ceux qui nourrissent la France : les promesses sans lendemain, les traités qui mettent nos paysans en concurrence, et la qualité de nos assiettes sacrifiée au profit.

Soutenez les mains sales et les cœurs de courage
Ceux par qui le salut de la France passera !

Pourquoi je l'ai écrite

Je l'ai écrite en soutien aux agriculteurs qui, comme le personnel soignant, reçoivent beaucoup de promesses, rarement suivies d'actes.

Et aussi pour dire mon désaccord face à des décisions prises au mépris de la qualité de nos assiettes et de notre santé.

— Walter
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Couplet 1

Le jour se lève à peine sur les plaines de Beauce Sur les coteaux du Gers et les vallons d'Auvergne Mais l'espoir a le goût de la terre qui s'érode Sous les décrets d'en haut, sous le poids qui nous cerne. Neuf ans qu'on nous promet l'avenir en vitrine Pendant qu'on sacrifie le sillon des anciens À coup de traités fous, de poisons et de mines Ils vendent notre sol, ils rompent nos liens.

Refrain

Soutenez les mains sales et les cœurs de courage Ceux par qui le salut de la France passera ! Face au mépris des puissants, au vent de la rage Leur combat est le nôtre, il ne faiblira pas. Dans chaque assiette vide ou chaque plat de roi C'est leur vie qu'on consomme, c'est leur droit qu'on renie Contre l'imposture, élevons notre voix : Que le peuple se lève pour sauver la patrie !

Couplet 2

Ils parlent du Mercosur, des larmes de crocodile Faisant semblant d'agir quand l'infamie est signée Mais le paysan sait le jeu de l'Élysée : Vendre notre santé pour des marchés fragiles. Vouloir nourrir le monde en tuant ses enfants Importer la misère et l'ombre des usines Pendant que nos clochers s'effondrent sous les vents Et que l'on empoisonne nos racines latines.

Pont

Ce n'est plus une crise, c'est une trahison Un reniement des bases, un mépris du vivant Ils détruisent la France, nos murs, nos maisons Au nom d'un chiffre froid, d'un profit dévorant !

Refrain

Soutenez les mains sales et les cœurs de courage Ceux par qui le salut de la France passera ! Face au mépris des puissants, au vent de la rage Leur combat est le nôtre, il ne faiblira pas !

Fin

La terre ne ment pas, elle se souviendra… Allez, tenez bon les gars.

Dernier refrain

Soutenez les mains sales et les cœurs de courage Ceux par qui le salut de la France passera ! Face au mépris des puissants, au vent de la rage Leur combat est le nôtre, il ne faiblira pas. Dans chaque assiette vide ou chaque plat de roi C'est leur vie qu'on consomme, c'est leur droit qu'on renie Contre l'imposture, élevons notre voix : Que le peuple se lève pour sauver la patrie !

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La précarité et la misère dans nos rues

Le cri des invisibles

Le givre du matin, un carton mouillé, et la main d'un voisin qui partage son café. Une chanson pour ceux qu'on ne voit plus, sur la solidarité des gens simples et sur le fossé qui les sépare des ors du pouvoir.

On n'a pas besoin d'un chef pour apprendre à aimer
On n'a pas besoin d'un nom pour s'entraider

Pourquoi je l'ai écrite

J'ai écrit cette chanson car, face à la précarité de bon nombre de Français, l'État mène de petites actions, histoire de montrer, mais ne va jamais au bout des choses.

La misère perdure dans nos rues, pendant que l'argent se gaspille au profit de quelques-uns et d'actions d'une futilité sans nom, comme les fastes des réceptions à l'Élysée.

— Walter
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Couplet 1

Dans le givre du matin, quand la ville est en deuil Y'a des mains qui se tendent au milieu du seuil C'est pas l'éclat de l'or, ni le bleu du palais C'est le cœur d'un voisin qui partage son café Pendant que sous les ors, on découpe la galette Qu'on ajuste la cravate et qu'on fait la pirouette Y'a des corps qui frissonnent sous un carton mouillé Pendant que vous comptez ce que vous allez gaspiller.

Refrain

On n'a pas besoin d'un chef pour apprendre à aimer On n'a pas besoin d'un nom pour s'entraider Dix ans de discours, de silences et de vent Mais le peuple se lève, il n'est plus un enfant Vous pouvez bien couper les fils et les antennes Le silence ne fera pas taire notre peine.

Couplet 2

D'un côté l'un s'amuse à vouloir nous « emmerder » De l'autre on traite de « connes » celles qui osent défiler Un couple au sommet qui regarde de haut Crachant sur la misère, ignorant nos fardeaux La France a soif de cœur, de mains qui comprennent Pas d'ordres arrogants qui nourrissent la haine On veut de l'empathie, un regard, une écoute Pas une autorité qui nous barre la route.

Refrain

On n'a pas besoin d'un chef pour apprendre à aimer On n'a pas besoin d'un nom pour s'entraider Dix ans de discours, de silences et de vent Mais le peuple se lève, il n'est plus un enfant Vous pouvez bien couper les fils et les antennes Le silence ne fera pas taire notre peine.

Couplet 3

Vous parlez de batailles qui ne sont pas les nôtres En jetant nos deniers pour le compte des autres Mais allez voir la terre, allez voir les tracteurs Ceux qui nourrissent la France et qui meurent de douleur Allez voir les couloirs où les lits s'entassent Où l'école s'effondre et où l'espoir trépasse.

Pont

L'assemblée est muette, docile et bien rangée Gardienne d'un trône qu'on voudrait protéger Le tunnel est immense, mais on voit la lueur Le compte à rebours tourne au rythme de nos cœurs.

Dernier refrain

On n'a pas besoin d'un chef pour apprendre à aimer On n'a pas besoin d'un nom pour s'entraider Dix ans de discours, de silences et de vent Le silence ne fera pas taire notre peine.

Fin

Le rideau va tomber. La fin du tunnel est proche.

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Le fossé entre les dirigeants et la vie réelle

Le bal des somnambules

Une satire en forme de naufrage : pendant que le navire France prend l'eau, ceux qui le gouvernent discutent, décrètent et tiennent salon sur le pont supérieur, chacun avec sa petite phrase.

Chacun sa petite phrase, chacun son ridicule
dans la danse macabre des somnambules

Pourquoi je l'ai écrite

Je l'ai écrite pour dénoncer ce bal où nos dirigeants dansent les yeux fermés, loin de ce que vivent réellement les Français.

— Walter
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Couplet 1

Le rideau s'ouvre au Palais du Sénat sur un Gérard qui surveille le plat « La tradition », dit-il entre deux bouchées « c'est de rester assis quand tout va s'écrouler » Pendant que l'assiette se vide en silence il incarne à lui seul la consistance

Refrain

Ça tangue, ça craque, ça prend la flotte mais nos amiraux gardent leurs bottes On discute, on décrète, on fait des plans dans ce grand naufrage si élégant

Couplet 2

À l'Élysée, le grand magicien explique aux Français qu'il n'en pense que du bien « C'est complexe », dit-il, l'œil un peu dans le vide pendant qu'il jongle avec les courants rapides Un en même temps pour colmater la brèche et voilà que le navire repart à la pêche

Couplet 3

À Pau, le Béarnais attend son destin en changeant d'avis chaque lundi matin Il fait des pauses, il pèse, il soupire c'est le seul qui sait tout sans jamais rien dire À côté, François et son petit scooter cherchent la synthèse pour calmer les ardeurs

Couplet 4

Voici Édouard et sa barbe bicolore qui attend sur le quai que le vent soit plus fort Et Élisabeth, les yeux sur ses tableaux qui active le quarante-neuf trois même sous l'eau Quant à Le Drian, du haut de sa sagesse il juge le chaos avec une grande noblesse Ils sont tous là, sur le pont supérieur à se demander qui sera le vainqueur La France coule… Mais non, quelle médisance ! C'est juste une nouvelle forme de croissance

Pont

Ça prend l'eau par la poupe, ça craque par l'avant mais ils font des colloques en bravant les courants Chacun sa petite phrase, chacun son ridicule dans la danse macabre des somnambules

Refrain

Ça tangue, ça craque, ça prend la flotte mais nos amiraux gardent leurs bottes On discute, on décrète, on fait des plans dans ce grand naufrage si élégant

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