Les soignantes et le manque de moyens à l'hôpital
Les oubliées du livre blanc
Les promesses faites aux soignants le temps d'une campagne, puis l'oubli qui suit. Un hommage à celles qui, depuis toujours, portent le soin à bout de bras, applaudies un jour, lâchées le lendemain.
Elles sont les sentinelles, les piliers de l'humain
Celles que l'on applaudit… pour mieux leur lâcher la main.
Pourquoi je l'ai écrite
J'ai écrit cette chanson parce que, quand ma femme était infirmière, j'ai vu sa détresse face à la souffrance du personnel soignant et au manque de moyens dont il dispose.
Les promesses reviennent à chaque élection, mais la situation stagne. Cette chanson est pour elles, les sentinelles, les piliers de l'humain.
Lire les paroles
Couplet 1
C'est le temps des estrades, des sourires en papier Où l'on vient vous promettre un destin régulier Ils arrivent en costume, le verbe haut et fleuri Vantant votre courage au milieu des débris. On vous parle de moyens, de lits et de renforts Tant qu'ils cherchent la voix qui fera pencher le sort.
Refrain
Mais dès que le trône est occupé, le rideau tombe sur la scène Les serments de la veille deviennent de vieilles rengaines. Ils repartent vers les dorures, vers les chiffres et les salons Et vous laissent, l'âme à nu, au milieu des tourbillons. Elles retournent au charbon, le cœur serré, le pas pesant Portant le monde à bout de bras, depuis déjà cent ans.
Couplet 2
Leur chevet à eux dure le temps d'une photo Un quart d'heure de visite, un regard sur le lot Ils ne voient pas les cernes, la fatigue qui s'installe Ni le manque de pansements dans le creux de l'hôpital. Une fois le vote acquis, l'urgence change de camp Leur mémoire s'efface au profit du bilan.
Pont
C'est un cycle immuable, une valse de mépris Où l'on soigne les budgets avant de soigner les cris. Elles sont les sentinelles, les piliers de l'humain Celles que l'on applaudit… pour mieux leur lâcher la main.
Refrain
Mais dès que le trône est occupé, le rideau tombe sur la scène Les serments de la veille deviennent de vieilles rengaines. Ils repartent vers les dorures, vers les chiffres et les salons Et vous laissent, l'âme à nu, au milieu des tourbillons. Elles retournent au charbon, le cœur serré, le pas pesant Portant le monde à bout de bras, depuis déjà cent ans.
Fin
Oubliées des puissants, mais reines de ce monde. Toujours prêtes à l'ouvrage.